La revue du vin vaudois

Le Guillon

Revue Le Guillon n° 49 – septembre 2016 
Photo de couverture: Château d'Aigle, Edouard Curchod

Le Chablais, du vent,
des pierres… et des nectars!

Pascal Besnard, Rédacteur responsable

Caput Lacus (la tête du lac), donnera, au fil du temps, au gré des copistes et des usages locaux Chablais. Un nom partagé par trois régions: le Chablais est valaisan, savoyard et bien sûr vaudois. A propos de lac, le Chablais n’est pas vraiment influencé par le climat lémanique, comme peut l’être Lavaux. Ici le Rhône domine. Lové entre Préalpes et Alpes, le vignoble chablaisien bénéficie de l’effet de foehn, détestable pour les migraineux, rongeur de neige pour les stations de ski, mais si bénéfique à la maturation du raisin.

Le sous-sol aussi apporte une contribution majeure à la qualité des vins: le calcaire est omniprésent, la minéralité des chasselas n’est pas une légende.

Tiens, question vins, la confrontation (à fleurets mouchetés) entre les chasselas d’Yvorne et ceux d’Aigle a vu un cru célèbre du premier terroir nommé l’emporter. Mais sur le podium, on notera la présence de deux Yvorne et d’autant d’Aigle (avec 2 troisièmes ex aequo)! 

Et dans la catégorie monocépages rouges, deux syrahs et deux cabernets francs se sont distingués, comme le vignoble d’Ollon, où sont nés trois des vins vedettes de notre dégustation. Le Chablais est multiple et passionnant. 

Les hauts lieux de son histoire aussi. A commencer par LE château emblématique de la région, celui d’Aigle. Le monument et son musée aux 350'000 étiquettes de vins sont incontournables, à ne manquer sous aucun prétexte!  

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